Sacha Hatala

Mezzo

Biographie

 

 

Pianiste de formation, Sacha Hatala, née de parents slovaques, débute le chant à l’Académie de Musique de Bratislava en Slovaquie. En 1997, elle entre au Conservatoire National Supérieur de Paris dans la classe de Robert Dumé et y obtient son Diplôme de Formation Supérieure en 2001. Elle se perfectionne également auprès de Michel Laplénie, Howard Crook et Kenneth Weiss au département de Musique Ancienne du Conservatoire National de Région de Paris, où elle obtient un Premier Prix à l’Unanimité.

 

Elle se produit régulièrement en récital et participe à de nombreux oratorios baroques, notamment avec Gabriel Garrido au Festival d’Ambronay, dans les Vêpres de Monteverdi, au Festival de Beaune, à l’Arsenal de Metz, à la Maison de Radio France et au Théâtre de Vigo en Espagne. En février 2004, elle est engagée à l’Opéra National de Paris avec Les Arts Florissants dans des Madrigaux de Monteverdi et de Gesualdo pour le ballet Doux Mensonges de Jiri Kylian. En 2005, elle chante aux côtés Howard Crook  La Passion selon saint Jean de Bach à Lausanne. Régulièrement sollicitée par les différents ensembles baroques, elle interprète les Leçons de Ténèbres de Porpora, Le Gloria de Vivaldi et le Nisi Dominus de Durante au Festival de la Chaise Dieu la direction de Jérôme Correas, le rôle de Teotimo dans I pellegrini al sepolcro di nostro signor de Hasse sous la direction de Gérard Lesne à l’Abbaye de Royaumont au Festival de la Chaise Dieu, le rôle de Baucis (Philémon et Baucis de Haydn) dans une production de l’Opéra National de Lyon en tournée avec Les Musiciens du Louvre sous la direction de Jérémie Rohrer pendant les saisons 2005-2006 et 2006-2007.  Elle   chante les Cantates Profanes avec Benoît Haller et La Chapelle Rhénane à l’Abbaye de Royaumont. Pendant l’été 2006, elle interprète avec l’ensemble A Sei Voci les Responsi de Perti et avec les Arts Florissants   Le Sixième livre des Madrigaux de Monteverdi sous la direction de Paul Agnew. Avec le Parlement de Musique sous la direction de Martin Gester, elle chante le Stabat Mater de Scarlatti et le Stabat Mater de Vivaldi.  Elle se produit au Festival International d’Edimbourg avec Les Solistes du Palais Royal, sous la direction de Bruno Proccopio dans un programme de musique baroque portugaise et brésilienne.

 

Elle chante les rôle de Florence Pike (Albert Herring) à l’Opéra de Rennes, Maddalena (Rigoletto) à l’Opéra National d’Alger et à l’Opéra National de Bratislava et Amnéris (Aïda) à Radio France, Principessa (Suor Angelica). À l’opéra de Lucca, elle interprète Paride dans l’opéra Paride ed Elena de Gluck dans le cardre du Studio Opéra sous la direction du Maestro Bressan. Sollicitée pour l’oratorio du XIX ème siècle, elle chante le Requiem de Duruflé avec le Choeur et l’Orchestre des Grandes Écoles, le Stabat Mater de Dvorak, le Stabat Mater de Rossini avec l’Orchestre de Pau Pays de Béarn sous la direction de Fayçal Karaoui, le rôle titre de Marie-Magdeleine dans l’oratorio de Massenet sous la direction de Jean-Pierre Loré, Die erste Walpurgisnacht de Mendelssohn sous la direction de Laurence Equilbey avec Accentus et l’Ensemble Orchestral de Paris à La Cité de la Musique. Elle enregistre pour France Musiques dans l’émission de Stéphane Goldet des Motets de Vivaldi, un programme de mélodies sur des textes de poésie populaire slovaque (Martinu, Bartok, Suchon) avec Erika Guiomar au piano et des mélodies italiennes du XIXème (Bellini, Donizetti, Verdi, Rossini) avec Antoine Palloc au piano qu’ils donneront à nouveau en récital au Festival de Besançon. Depuis avril 2008, elle chante régulièrement avec l’ensemble Accentus au sein du choeur et en soliste sous la direction de Laurence Equilbey.

 

Elle revient toujours aux musiques d’Europe Centrale et à l’univers de ces musiques dites « d’inspiration populaire » qui constituent le centre de son travail : elle travaille régulièrement avec l’Ensemble XVIII-21 sous la direction de Jean-Christophe Frisch dans le spectacle Codex Caioni autour de la musique populaire baroque en Transylvanie. Elle crée et donne un récital à l’Eglise de Coignères autour de la musique des 16ème et 17ème  siècles  en Bohème et en Slovaquie et autour de Dvorak et Liszt avec Stefano Intrieri à l’orgue, qu’elle reprend pour le Centre Culturel Slovaque.  Au Théâtre de l’Athénée Louis Jouvet à Paris elle se produit dans Le Journal d’un Disparu de Janacek. Sur l’invitation de l’Ambassade Slovaque, elle donne un récital autour du compositeur Jan Cikker au Salon d’Honneur des Invalides. Elle imagine des concerts de mélodies populaires slovaques accompagnées au Cymbalum et plusieurs formes de concert qui tendent à valoriser et faire connaître la musique slovaque et les musiques d’Europe Centrale.